Au fil des pages | Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers

Écrit par Benjamin Alire Sáenz, ce roman a reçu d’excellentes critiques de par le monde, touchant des milliers de lecteurs, remportant même plusieurs prix.
J’avais été intriguée par ce roman en le voyant sur les réseaux sociaux et sur les rayons des librairies mais ne me l’était pas procuré. Finalement, notre synchronisation avec Citron-Trotter a encore parlé, puisque c’est lors de notre swap que j’ai eu la chance de le trouver dans mon colis !

Mes parents se tenaient par la main. Je me demandais ce que ça faisait de tenir quelqu’un par la main. Je parie qu’on trouve tous les mystères de l’univers dans la main de quelqu’un.

L’histoire

Ari est un adolescent de quinze ans qui vit à El Paso, au Texas, en compagnie de ses parents. Cependant, il traîne un mal-être lié au mystère qu’entoure l’absence de son frère aîné. Hélas, ce n’est pas le seul secret de sa famille… Très solitaire, il n’a pas vraiment d’amis, au grand désespoir de sa mère qui souhaiterait le voir plus sociable.
Un jour d’été, alors qu’il « flotille » à la piscine, un adolescent de son âge l’aborde, lui proposant de lui apprendre à nager : Dante. Expansif, démonstratif, sensible, drôle et sûr de lui, il est l’exact opposé d’Ari, réservé, secret et sombre. Bien que complètement différents, ils nouent très vite une très forte amitié qui va les pousser ensemble à essayer de découvrir les secrets de l’univers. Ouais, rien que ça.

Mon avis

Comme évoqué en début d’article, j’avais aperçu la couverture de ce roman sur Instagram puis dans les rayons des divers librairies. Le résumé m’avait paru sympathique mais j’avoue que je ne voyais pas du tout à quoi m’attendre en le lisant. J’étais donc ravie de le voir dans notre swap et d’avoir l’occasion de le lire afin de me forger ma propre opinion à son sujet. Force est de constater que l’avis en question est plus que positif.

Pour moi, l’énorme point fort de cette histoire est la qualité de l’écriture qui m’a complètement conquise. En effet, écrit à la première personne, nous sommes dans la tête d’Ari, l’un des deux protagonistes principaux, ce qui rend l’immersion et l’identification très faciles.
Mais surtout, cela nous permet de connaître la personnalité d’Ari, tant celle-ci transparaît à travers l’écriture. Le style est percutant, dynamique, parfois confus, notamment lors des dialogues, retranscrit du tac-au-tac. Ari ne s’embarrasse pas de détails ou de longues descriptions et donne seulement des informations au fil des pages, des indices disséminés ça et là. Cette absence de description ne m’a pas du tout dérangé pour ma part en ce qui concerne les personnages secondaires. J’avoue que j’aurais bien aimé avoir plus de précisions sur Ari et Dante, plus par curiosité, mais cela n’aurait pas collé avec le style d’Ari.
De par son vécu, j’ai éprouvé une très forte empathie pour lui, ressentant même l’envie de le rassurer à certains moments, partageant sa peine et ses questionnements. Bien que silencieux et un peu torturé, Ari n’est en rien geignard ou du genre à s’épancher sur plusieurs pages. Il a un côté un peu détaché de certaines choses, très factuel, voire laconique. C’est donc un véritable exploit quand on le voit faire une réplique de plus de deux phrases à quelqu’un ou quand il ose dévoiler ses sentiments.
(J’admets avoir pensé « ENFIN ! » avec un grand sourire sur le visage à ce moment-là)

Que veux-tu, Ari ? Voilà ce que je me répétais. Que veux-tu, Ari ?

Dans la famille d’Ari, il existe deux sujets dont on ne parle jamais : son frère et le vécu de son père au Vietnam. Ce sont deux sujets extrêmement tabous qui ont fini par devenir des murs difficilement franchissables, même si le silence est choisi avec les meilleures intentions du monde.
Trop jeune pour se souvenir de son frère, Ari souffre de ce silence palpable et de tous ces non-dits. Son mal-être est tellement légitime, tellement compréhensible pour un adolescent. Après tout, qui ne s’est jamais posé des questions sur sa place dans ce monde ?
Les personnages secondaires sont attachants. Ayant pour seul point commun le lien affectif qui les unit à Ari, ils forment un riche panel de personnalités différentes et toujours bienveillantes. Pour faire simple, ils sont authentiques. J’ai eu de gros coups de cœur pour Dante, évidemment, et le papa d’Ari qui est bouleversant.

Le mot de la fin

J’ai beaucoup apprécié cette lecture. J’ai eu les larmes aux yeux à plusieurs reprises et j’ai dévoré ce livre en moins de 24 heures. Bien que traitant de sujets difficiles en filigrane (les secrets de famille, l’homosexualité, l’héritage culturel, la guerre…) le livre n’est pas alourdi par tout cela. Il s’en dégage une forme de force tranquille -oui, je parle bien d’un livre en disant cela, mais ce sont vraiment les termes qui conviennent le mieux. C’est une lecture que j’ai trouvé apaisante.

Et vous, vous l’avez lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

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